LIBREVILLE, 18 février 2026 (AGP) – La suspension des réseaux sociaux en République gabonaise jusqu’à nouvel ordre, décidée à l’issue d’une séance plénière ordinaire tenue mardi 17 février à Libreville sous la présidence de Germain Ngoyo Moussavou, président de la Haute autorité de la communication (HAC), ouvre une période d’incertitude pour le paysage médiatique numérique national. Décryptage
Dans son communiqué, l’institution justifie cette mesure par la recrudescence de contenus diffamatoires, la propagation de fausses informations, des actes de cyberharcèlement ainsi que des violations de données personnelles, en infraction avec la loi n°019/2016 du 9 août 2016 portant Code de la communication.
Si l’objectif affiché est d’assainir l’espace numérique, cette décision n’est pas sans conséquences. Notamment, pour les médias en ligne, dont la visibilité repose en grande partie sur les plateformes sociales. Plusieurs titres, tels que Gabon Review, Gabon Media Time, Gabon Mail Info, Dépêche 241 ou encore Biba 241, utilisent ces canaux pour relayer en temps réel leurs contenus, toucher de nouveaux publics et générer du trafic vers leurs sites internet.
Privés de ces vecteurs de diffusion, ces organes de presse devront adapter leur stratégie, renforcer leurs plateformes propres et explorer d’autres circuits de distribution durant la période de suspension. À court terme, la mesure pourrait entraîner une baisse significative de l’audience et des revenus publicitaires, tout en ravivant le débat sur l’équilibre entre la nécessaire régulation de l’espace numérique et la libre circulation de l’information.
RL/JM/WM/AGP











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