PORT-GENTIL, 12 février 2026 (AGP) – La crise qui secoue le secteur éducatif révèle désormais deux tendances dans la province de l’Ogooué-Maritime au sein du corps enseignant : ceux qui ont décidé de reprendre les cours et ceux qui maintiennent la grève, estimant que les conditions ne sont pas réunies, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
Réunis au sein du Syndicat de l’Enseignement Technique et Professionnel (SYNETECPRO), Syndicat de L’éducation Nationale (SENA) et de SOS Éducation la Base, certains enseignants ont annoncé via une déclaration, la reprise des cours, tout en sollicitant la mise en place « dans l’urgence d’une Commission spéciale indépendante », sous l’autorité du sénateur Léon Ababé.
Cette commission devrait, selon eux, se pencher sur « le diagnostic des pathologies ainsi que les remèdes exigés » pour sortir durablement de la crise, notamment la régularisation des situations administratives, le paiement des rappels et des vacations.
« Notre présente démarche a fortement influencé notre décision de reprendre les cours avec effet immédiat », ont-ils affirmé, espérant favoriser un climat apaisé.
À contrario, le collectif SOS Éducation la Base G8 rejette toute reprise. Réunis à la Direction d’académie provinciale, ses membres disent « ne pas se reconnaître dans cette déclaration ». Pour leur représentant, Ndong Nkoulou, « nous repartirons en classe en toute responsabilité, mais le moment n’est pas encore venu. Nous repartirons dans la dignité ».
Le collectif dénonce des « manœuvres manipulatrices » et réaffirme que les revendications de carrière demeurent au cœur du mouvement. Cette fracture interne illustre la complexité d’une crise qui continue de diviser les enseignants de la province.
PMA/LKM/WM/AGP











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