LIBREVILLE, 3 février 2026 (AGP) – Les médias libyens rapportent une information : Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien Président Mouammar Kadhafi, serait mort. Selon plusieurs sources médiatiques locales.
Il aurait été tué par la brigade 444, une milice liée au gouvernement basé à Tripoli. Seif al-Islam Kadhafi avait récemment déposé sa candidature à l’élection présidentielle, avec l’objectif déclaré de réunifier la Libye. D’après plusieurs observateurs, il bénéficiait d’un soutien important au sein de nombreuses tribus libyennes. La chaîne Libya al-Ahrar a affirmé que des personnes proches de lui avaient évoqué sa mort, sans donner de détails sur les circonstances. De son côté, l’Agence de presse officielle libyenne a cité son conseiller, Abdullah Othman, qui a parlé d’un décès sans préciser s’il s’agissait d’une mort naturelle ou d’un assassinat.
Certaines informations évoquent un événement survenu au sud de la ville de Zintan, dans l’ouest du pays. Cependant, la brigade 444, directement mise en cause dans ces récits, a formellement nié toute implication. Elle affirme ne pas avoir de forces déployées dans cette zone et rejette toute responsabilité, ce qui renforce les doutes autour de la version la plus relayée.
Seif al-Islam Kadhafi reste une figure centrale et controversée de l’histoire récente de la Libye. Longtemps présenté comme le possible successeur de son père, il cultivait avant 2011 l’image d’un réformateur.
Cette image s’est effondrée lors du soulèvement populaire, lorsqu’il a menacé d’une répression violente. La Cour pénale internationale a ensuite émis un mandat d’arrêt contre lui pour crimes contre l’humanité. Capturé en 2011 et détenu à Zintan, il a été condamné à mort par contumace en 2015 par un tribunal de Tripoli, avant de bénéficier plus tard d’une amnistie accordée par le Parlement de l’est libyen. En 2021, il a tenté un retour politique en se portant candidat à la présidentielle, finalement reportée.
Cette affaire survient dans un climat de grande instabilité. La Libye reste marquée par des luttes entre milices, notamment à Tripoli, où des affrontements violents ont déjà opposé des groupes armés rivaux, causant des victimes civiles et laissant planer la menace de nouveaux combats. Les tensions régionales et les accusations croisées entre factions continuent de fragiliser le processus politique soutenu par l’ONU.
JMNB/FSS/AGP











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