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Gabon/Crise à l’Éducation nationale : mettre fin à la récréation

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LIBREVILLE, 3 février 2026 (AGP) – La crise qui secoue l’Education nationale, entamée depuis le mois de janvier, nécessite la prise en main de ce dossier par le président de la République, chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour éviter une année blanche et préserver le regain d’espoir qui anime les Gabonais depuis le 30 août 2023. Analyse.

A l’instar des autres secteurs tels que l’Enseignement supérieur et de la Santé, le Pétrole et la Communication dont les mouvements et les préavis de grève ont fait l’objet de rencontres à la présidence de la République, celui de l’Education nationale qui connait une crise depuis le début du mois de janvier dernier, mérite également un regard particulier des plus hautes autorités, pour mettre définitivement un terme à la grève des enseignants qui constitue un risque d’une année blanche.

Selon un observateur : ‘’Même s’il est vrai qu’un seul doigt ne peut pas laver la figure ou qu’un seul individu ne peut pas tout faire, il reste néanmoins qu’il y a des dossiers qui nécessitent l’implication directe du président de la République qui est en même temps, chef du gouvernement, au regard de leur sensibilité’’.
L’implication directe du chef de l’Etat sans intermédiaire vaut son pesant d’or.

Malgré les assurances du Vice-président du gouvernement, des ministres sectoriels, en l’occurrence, le ministre d’Etat en charge de l’Education nationale, celui des Finances ainsi que de la Fonction publique, la grève se poursuit, avec une reprise partielle des cours sur toute l’étendue du territoire nationale.

Cette situation a engendré un flou artistique caractérisé par une forme de Ping-pong entre le ministère de l’Education et les enseignants grévistes. Ce, malgré l’issue du premier protocole d’accord et du protocole d’accord additionnel signés pourtant par les deux parties.

L’implication des facilitateurs désignés, à savoir, Pierre Mintsa, le Sénateur, Georges Mpaga et le député Ntoutoum Ayi, a été couronnée d’échec.

Les parents et leurs enfants assistent désormais en spectateurs désorientés à ce spectacle qui entraîne inexorablement l’école vers l’abîme.

A cet égard, l’implication directe du président de la République dans ce dossier s’avérerait salutaire. Garant de la paix sociale, Brice Clotaire Oligui Nguema devra restaurer la crise de confiance qui bloque l’atteinte des objectifs: aboutir à l’apaisement et à la reprise des cours par les enseignants. De plus, le numéro Un Gabonais devra aussi, par son implication, redonner sens au discours public et à la promesse institutionnelle.

Nombreux souhaiteraient que cette rencontre se tienne à l’image de la journée nationale de l’Enseignant du 23 mars 2025. Cette rencontre devrait être le cadre idéal pour le chef de s’adresser au monde éducatif et ramener la confiance entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation nationale. Toute chose qui sauverait l’école gabonaise d’une année blanche, et préserverait l’espoir suscité par la Ve République auprès du peuple.

SN/RL/EN/FSS/AGP

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