Société & Culture

Gabon/Conférence internationale de la presse francophone : explorer les défis et opportunités de l’IA dans le secteur des médias

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LIBREVILLE, 21 janvier 2026 (AGP) – La Conférence internationale de la presse francophone (CIPREF), qui se tient à l’Université internationale de Libreville Berthe et Jean, depuis ce mercredi, offre aux professionnels des médias des ateliers riches en enseignements, notamment lors de  l’atelier intitulé « Initiation aux outils d’IA pour journalistes : rédaction assistée, veille intelligente et Fact-checking automatisé », a constaté l’Agence gabonaise de presse.

En abordant cette thématique, les experts ont montré comment les outils de l’IA pourraient améliorer et transformer la production journalistique sans remplacer la créativité humaine, mais aussi comment utiliser l’IA pour enrichir la narration sans déshumaniser l’information. Pour la conférencière Melba Orlie Nzang Meyo, enseignante-chercheuse et cofondatrice d’OBONE IA, qui a édifié les panélistes sur « La production des données à partir des IA », l’accent mis sur la donnée locale, car, a-t-elle dit, ”chaque contexte a sa propre réalité ”.

« Le Gabon communique à sa manière, comme chaque pays d’Afrique et du reste du monde. Rien que par nos différentes langues, on perçoit bien cette différence. Chaque contexte a donc sa réalité, et il s’agissait de mettre cela en avant et de faire prendre conscience aux journalistes que lorsqu’on utilise des IA, il faut tenir compte du contexte, parce que ces outils ne sont pas toujours adaptés à nos réalités locales », a-t-elle expliqué. Cependant, a-t-elle poursuivi, « si vous êtes journaliste et que vous ne maîtrisez pas la déontologie, l’éthique, la rédaction, ni l’investigation, l’IA devient un danger ».

Abordant le cadre du fact-checking, Melba Orlie Nzang Meyo a souligné que la plupart des outils d’IA actuellement utilisés sont conçus pour des réalités européennes, américaines ou chinoises, et non africaines. « On peut utiliser les IA, mais dans le milieu africain, ce qui fonctionne réellement, c’est l’observation des informations qui circulent (rumeurs, fausses nouvelles…), l’esprit d’analyse et la valorisation du journalisme d’investigation », a-t-elle suggéré.

Pour Boursier Tchibinda, second intervenant, journaliste, communicant et spécialiste des médias gabonais, le journaliste a toujours su préserver l’intégrité de l’information en s’adaptant aux mutations du métier, notamment avec l’émergence du journalisme web et du journalisme citoyen. S’attardant sur « Les éléments de contexte », il est revenu sur l’importance de recourir à l’IA car, selon lui, « tous ses outils offrent aux journalistes un large éventail de possibilités pour améliorer la production journalistique », a-t-il fait remarquer.

ANM/WM/AGP

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