Franceville, 30 avril 2024 (AGP) – La Cour d’appel judiciaire de Franceville, chef-lieu de la province du Haut-Ogooué, a reconnu, le lundi 29 avril dernier, le nommé Paxy Imbongo, coupable de plusieurs crimes : viol sur mineure de moins de 18 ans, détournement de mineure. Elle l’a condamné à 21 ans de réclusion criminelle.
Ayant déjà purgé trois années en prison, ce dernier passera encore 18 autres années à la maison d’arrêt de Yéné, située dans le 4e arrondissement de la commune de Franceville.
La culpabilité de l’accusé a été reconnue et que selon les articles 256 et 259 alinéas 7 du code pénal, qui définit le viol comme tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature que ce soit, commis avec violences, contraintes, menaces, surprise ou tromperie sur une personne de moins de 18 ans, le ministère public a requis à son encontre la peine de la réclusion criminelle à temps.
L’avocat de la défense, Me Carmen Juldrine Sangala, pour sa part, a sollicité de la cour l’acquittement de son client au bénéfice du doute à titre principal. Elle a demandé à la Cour l’application des circonstances atténuantes en faveur de l’accusé.
Statuant publiquement sur cette affaire, la Cour, présidée par Lilian Paterne Ebinga, a déclaré Paxy Imbongo coupable du crime du viol sur mineure et l’a condamné à 21 ans de réclusion criminelle.
L’accusé dispose d’un délai de trois jours pour se pouvoir en cassation.
Les faits remontent au 23 avril 2021 à Moanda au quartier Moanda Ntsengue. Aux environs de 16h, au moment où la jeune Davila Annick (M.B) âgée de 8 ans, au moment des faits, se rend chez le boutiquier pour acheter une boule d’oignon sur les instructions de sa mère. En chemin, elle va être abordée par Paxy Imbongo.
Ce dernier va, par la suite, l’entraîner de force dans une maison inachevée. Et, là-bas, il va sexuellement abuser d’elle et après sa basse besogne, il va prendre la fuite et laissant sa victime dans une mare de sang.
C’est une personne de bonne foi, passant par-là, qui va remarquer la jeune fille et va immédiatement alerter l’entourage et faire appel aux parents et aux autorités.
CBM/TLAM/FSS
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