LIBREVILLE, 8 avril 2026 (AGP) – Plusieurs membres du gouvernement gabonais ont pris part à un panel interministériel consacré à l’accélération des capacités de production énergétique, en marge de la 10e édition du Marché africain de l’énergie (AEMP), a constaté l’AGP.
Placée sous le thème « Accélérer le développement des capacités de production : vers un bouquet énergétique compétitif et durable », cette rencontre a réuni notamment les ministres de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe Tonangoye, de l’Industrie, Me Lubin Ntoumtoume, ainsi que celui des Eaux et Forêts et de l’Environnement, Maurice Ntossui Allogo. Le panel était modéré par le vice-président pour l’électricité, l’énergie, le climat et la croissance verte à la Banque africaine de développement (BAD), Kevin Karuiki.
Prenant la parole, Philippe Tonangoye a déploré les pénuries persistantes en eau et en électricité, qu’il juge paradoxales au regard du potentiel hydrographique du pays. Il a assuré que des efforts sont en cours pour renforcer l’offre énergétique, notamment à travers des projets structurants tels que le développement du gaz et le port en eau profonde de Mayumba.
Dans cette dynamique, le gouvernement a mobilisé un financement de 150 millions de dollars auprès de la Banque mondiale pour améliorer l’accès à l’eau et à l’électricité dans 42 localités.
De son côté, le ministre de l’Industrie, Lubin Ntoumtoume, a insisté sur le rôle central de l’énergie dans la transformation économique du pays, la qualifiant de « poumon » du développement industriel.
Pour une meilleure planification, le ministère de l’Énergie prévoit la mise en place d’une matrice des besoins sectoriels dans le cadre du Pacte énergétique national, ainsi que l’élaboration d’une cartographie énergétique du territoire.
Intervenant également, Maurice Ntossui Allogo a rappelé les enjeux environnementaux liés à l’exploitation énergétique. Il a souligné la nécessité de concilier développement et préservation des écosystèmes, à travers notamment la réalisation d’études d’impact environnemental et social.
Le ministre a par ailleurs indiqué que des mécanismes de financement vert, dont ceux du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et un appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), estimé à 30 millions de dollars, sont mobilisés pour accompagner le Gabon vers des solutions énergétiques durables, en particulier l’hydroélectricité.
Ce panel a permis de mettre en lumière la nécessité d’une approche coordonnée entre les différents secteurs pour relever les défis énergétiques du pays.
CM/RL/FSS/EN/AGP











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