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Sciences de la mer et de la recherche halieutique : la FAO et le Maroc signent un accord

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La Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) relevant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a signé, jeudi, un accord de coopération avec l’Institut national de recherche halieutique (INRH) et l’Université Mohammed 1er afin d’encourager la formation et la recherche dans le domaine de la pêche et des sciences de la mer au sein de la région méditerranéenne. 

Selon un communiqué de la CGPM, cet accord signé à l’occasion de la journée internationale de la Terre, permettra à chaque entité de déployer une approche et des compétences qui lui sont propres: l’Université Mohammed 1er contribuera aux formations techniques, l’INRH renforcera les capacités de recherche et la CGPM apportera son expertise tout en participant à la diffusion des résultats au niveau régional.

Cette année, dans le cadre du protocole d’accord, une unité conjointe de recherche sera créée à l’Université Mohammed 1er afin de développer la formation et la recherche dans le domaine des sciences de la mer, répondant ainsi aux besoins identifiés lors du Forum de la CGPM sur les sciences halieutiques en mer Méditerranée et en mer Noire (Fish Forum 2018).

Cette unité de recherche, précise la même source, assurera le suivi et l’évaluation des résultats des projets de recherche conjoints ainsi que des formations et des programmes éducatifs, et contribuera ainsi aux objectifs de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable 2021-2030 tout en mobilisant l’engagement des parties prenantes afin de faire progresser la recherche scientifique et l’innovation à l’appui de la gestion durable des océans.

En outre, le protocole d’accord marquera le lancement d’un programme de Master en sciences marines à l’Université Mohammed 1er. «Ce protocole d’accord contribuera à l’essor de la prochaine génération de chercheurs et de décideurs dans la région», a déclaré Abdellah Srour, Secrétaire exécutif de la CGPM.

Cette approche, a-t-il dit, «permettra de renforcer les synergies en matière de recherche ainsi que l’échange de bonnes pratiques dans l’ensemble de la région méditerranéenne, ce qui est essentiel car la prise de décision portant sur nos ressources marines doit s’appuyer sur des données factuelles».

Ce protocole d’accord, qui s’inscrit dans la continuité de la Déclaration MedFish4Ever ratifiée par le Maroc, augmentera la visibilité du Royaume dans le domaine de la recherche scientifique en Méditerranée, tout en favorisant l’échange d’informations entre les institutions œuvrant dans le domaine de la pêche et des sciences de la mer.

«Cet accord constitue pour notre université une véritable valeur ajoutée dans le domaine de la formation et de la recherche en sciences de la mer et offre un bel exemple de coopération au service de la gestion durable du milieu marin», a affirmé Yassine Zarhloule, Président de l’Université Mohammed 1er.

Pour sa part Abdelmalek Faraj, Directeur Général de l’INRH a souligné que «la situation des écosystèmes marins méditerranéens est particulièrement préoccupante», notant que «tous les efforts en matière de recherche et de formation doivent donc être déployés pour intensifier nos travaux et améliorer nos connaissances sur la Méditerranée».

L’unité technique de la CGPM pour la Méditerranée occidentale appuiera la mise en œuvre du protocole d’accord et fournira l’expertise permettant de réaliser ses activités dans le cadre de l’Objectif Stratégique 2 de la FAO, visant à rendre l’agriculture, la foresterie et la pêche plus productives et plus durables, et de la Cible 1 de la stratégie à moyen terme de la CGPM «Inverser l’évolution négative des stocks halieutiques en renforçant les avis scientifiques à l’appui de la gestion». Ce protocole d’accord restera en vigueur pendant cinq ans, jusqu’en 2026, ajoute la même source.

Composée de 23 parties contractantes, dont le Maroc, la CGPM est une organisation régionale de gestion des pêches qui relève de la FAO et dont la zone de compétence couvre l’ensemble des eaux de la Méditerranée et de la mer Noire. Sa principale mission est d’assurer la préservation et l’utilisation durable des ressources biologiques marines, ainsi que le développement durable de l’aquaculture.

AK 
 

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