Société & Culture

Libreville: Les marchés anarchiques de retour malgré les mesures gouvernementales

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La pandémie du coronavirus cause des dégâts partout dans le monde. Au Gabon, les marchés anarchiques érigés en bordure de route ont repris leurs activités quotidiennes, sans tenir compte des dispositions édictées par le gouvernement pour lutter contre la Covid-19. Quelles dispositions drastiques doivent prendre les autorités pour faire respecter la loi? 

Les marchés dits par terre, qui inondent la plupart des ronds-points et carrefours du Grand Libreville, ont refait surface depuis plusieurs mois, malgré l'interdiction du ministère de l'Intérieur. 

Les commerçants des marchés anarchiques des Charbonnages, Nzeng-Ayong, IAI, Rio, pour ne citer que ceux-là, ont repris normalement leurs activités, à l'heure où le monde entier est toujours en guerre contre la Covid-19.

Chaque jour, ces lieux se transforment en grand marché à ciel ouvert. On peut y trouver un vaste choix de produits, notamment alimentaires, vestimentaires et bien d'autres.  Les trottoirs, voire les rues, accueillent de nombreux commerçants dès 7 heures et jusqu'à 19 heures environ, depuis l'instauration du couvre-feu. Tous les soirs, certains commerçants font le déballage de la friperie, appelée en jargon, «Moutoukis».  

Ces différents endroits entraînent des attroupements et rassemblements des personnes pour s'approvisionner. Pire, les mesures barrières ne sont pas respectées. D’aucuns n'arborent aucune bavette, et ne respectent même pas la distanciation sociale etc. Cet état de fait, démontre une fois de plus l'irresponsabilité des populations face à la situation actuelle. 

Malgré les multiples communiqués publiés par voie de presse interdisant aux «partenaires sociaux et usagers que les commerçants exerçant aux abords des trottoirs ou en pleine air sont dorénavant interdits d'exercer». Le message semble ne pas être compris par ces derniers. Ce laxisme pourrait être un danger pour les populations qui s'exposent sans relâche et exposent aussi d'autres compatriotes à la propagation du virus. 

Au regard du comportement de ces concitoyens qui exercent leur activité dans ces différents marchés de la place, il semblerait que tout soit revenu à la normale sans pourtant respecter les mesures gouvernementales. Or, le gouvernement n'a toujours pas autorisé la réouverture officielle des marchés. Face à ce relâchement, que prévoit la loi?

Il faut dire que les agents des forces de l'ordre placés à chaque coin de ces ronds-points et carrefours semblent être dépassés de la situation. Avec un taux aussi élevé des cas testés positifs, le gouvernement devrait se pencher une fois de plus sur la question afin de freiner la propagation du virus. 

Excellente Moussonda 

Il n’y aura pas d’augmentation du prix des médicaments 

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