Société & Culture

«Les réseaux sociaux disposent les gens à être plus réceptifs aux fausses nouvelles»: (Afrobaromètre)

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Au moment où le secteur éducatif est bousculé par la question des danses obscènes publiées sur les réseaux sociaux, l’équipe d’Afrobaromètre au Gabon, dans leur mission de contribuer au débat national, a présenté ce 11 février à l’École supérieur AUM, les résultats de leur étude sur l’influence des réseaux sociaux au Gabon.

Selon les données de ladite étude, 93% des gabonais pensent que les réseaux sociaux informent beaucoup les gabonais et aident à avoir un impact dans les processus politiques. Toutefois, ces réseaux sociaux rendent les gens plus intolérants envers ceux qui ont des opinions politiques différentes.

84% estiment également que les réseaux sociaux disposent les gens à être plus réceptifs aux fausses nouvelles. Et, près d’un tiers des gabonais pensent que ces réseaux sociaux ont des effets négatifs sur la société contre 61% qui déclarent le contraire. 

Revenant sur l’actualité des danses obscène pratiqué par les élèves ici et là, les Sociologues, estiment que ce n’est pas un phénomène nouveau. 

«Ce phénomène, qui semble nouveau au Gabon, est observé depuis quelques années même s’il n’avait pas encore éclaté au grand jour par sa médiatisation», a déclaré Dr Ndombi Boudzanga, avant d'ajouter, «il ne faut pas observer le registre des enfants comme quelques choses d’extérieur à la société globale. Les enfants sont pris aussi dans cet environnement qui broie les adultes et les jeunes par la sexualisation du corps. De ce point de vue, il faut faire attention à considérer les jeunes comme une catégorie différente de celle des adultes parce que les adultes eux-mêmes sont pris dans cet engrenage de la médiatisation du corps par le sexe», a-t-il fait savoir.

Pour le représentant d’Afrobaromètre au Gabon, chaque parent, administration, devra fournir des efforts afin d’amener les jeunes à considérer et à se rendre compte de la gravité de l’utilisation des réseaux sociaux qui entraîne aujourd’hui à cette situation dite dépravante de la société dans laquelle nous vivons.

Florine Angue 
 

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