Société & Culture

La COGASYC écrit au commandant en chef de la police pour dénoncer la confiscation des pièces administratives des commerçants

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Depuis la récente décision de la reprise des activités commerciales, par le gouvernement, les commerçants sont confrontés à certaines difficultés dont la détention de leurs documents administratifs. Notamment leurs cartes de séjour. C’est ce qui ressort de la plainte adressée au Commandant en Chef des Forces de Police nationale (FPN), par la Confédération Gabonaise des syndicats des commerçants (Cogasyc).  

Par lettre n°000068/COGASYC/SE, datée du 25 juin 2020 et conformément à l’article 268 du code du travail qui dispose que «Le syndicat a pour objet l’étude et la défense des intérêts matériels, moraux et sociaux tant collectifs qu’individuels de ses membres», la COGASYC a soumis à l’attention du Commandement en chef de la police nationale, la problématique de la saisie des pièces d’identité et documents administratifs des usagers du secteur commerce. Notamment les cartes de séjour des syndiqués de la COGASYC, par certains officiers de police judiciaires (OPJ). Une démarche, qui selon ladite confédération, s’inscrit dans sa volonté d’être un partenaire responsable et crédible. Pour cela, elle  en a appelé à la promptitude «habituelle», a-t-elle qualifié du Commandement en Chef des FPN.

En effet, certains commerçants se plaignent de l’obligation qui leur est faite d’arrêter leur activité à 17heures, alors qu’au-delà des marchés, ils peuvent aller jusqu’à 20 heures, heure du couvre-feu. Ce, pour ceux qui exercent hors des marchés, notamment dans les commerces de proximité. 

Face à cette situation, les intéressés estiment que la détention des cartes de séjour et documents administratifs, est une attitude excessive.  

Ils dénoncent également la récurrence de cette pratique. Selon eux, il s’agit là, d’un  moyen pour contraindre les commerçants à payer à tort ou à raison.

«Qu’à cela ne tienne, une carte de séjour ne doit pas être saisie par un policier, au motif qu'un commerçant est en infraction, ni moins la saisie du dossier du véhicule au risque de le perdre», fustigent-ils. A noter qu’ils sont dans tous les cas, selon les commerçants, nombreux dans cette situation.

Carine Edwige MINDZE

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