Ogooué-Lolo

Koulamoutou: Les ex travailleurs de la Comuf attendent toujours d’être dédommagés

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Plus de 1.016 ex agents de la Compagnie minière d'uranium de Franceville (comuf),  subissent une dégradation sévère de leur état de santé dont près de 471 sont décédés à cause de la contamination à la rétroactivité d’uranium durant l’exploitation de la mine de Mounana, dans la province du Haut-Ogooué (Sud-est du Gabon). 

Cette situation fait suite à une exposition permanente aux radiations radioactives issues de l’uranium, lors de l’exploitation de la mine de Mounana, à environ plus de 30km de Franceville.

Malgré les démarches administratives et judicaires entreprises par  les victimes, regroupées  au sein d’un collectif dénommé Matrac  (Mouvement des anciens travailleurs de Comuf), la situation tarde toujours à trouver une solution définitive.

A Koulamoutou, chef-lieu de la province de l’Ogooué-Lolo,  le président provincial du collectif des anciens travailleurs de la Comuf, Pascal Boukamba lance un appel  au président de la République afin de remédier  à cette situation qui perdure depuis des années. Ils sont 175 vivants et 185 déjà décédés dans cette partie du pays.  Pascal Boukamba voudrait inviter l’ensemble des ex travailleurs à saisir les instances internationales,  malgré les efforts des avocats et du collectif national. 

L’Ogooué-Lolo ne bénéficie pas des structures sanitaires capables de prendre en charge l’état social des ces anciens agents, aujourd’hui confrontés à la dure réalité de la Covid-19. «Cette situation a laissé des traces dévastatrices, nous sommes aujourd’hui dépourvus des moyens et vulnérables, nous vivons dans la précarité et notre état de santé se dégrade davantage, nous sollicitons l’aide du gouvernement»,  a martelé Pascal Boukamba. Avant de conclure: «nous allons sans doute mourir sans gain de cause». Ses anciens collègues et lui se retrouvent tous les jours, afin  de s’interroger sur la conduites à tenir et les espoirs d’un fameux dédommagement par la société française Areva, spécialisée dans  l’énergie nucléaire.

La Comuf compagnie minière d’uranium de Franceville  a été pour eux une expérience mortelle disent certains. Plusieurs d’entre eux souffrent des cancers respiratoires et d’autres complications liées à leur état de santé,  affirment des sources proches du mouvement. Chaque  année,  ils bénéficient des examens périodiques, dont les résultats  seraient parfois méconnus officiellement par les patients, tout comme le coût de cette opération qui a disparu depuis plusieurs mois.

Pour le moment,  le cabinet dirigé par maître Bongho Mayombo avocat au barreau du Gabon reste le dernier espoir des anciens miniers du Gabon.

Le président  national du collectif des ex agents de la Comuf, Matrac, Benet Antoine Ngadi  a ainsi, la lourde mission de faire entendre la voix des milliers de personnes en attentent d’un éventuel dédommagement.  

DM
 

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