Politique

Journée de l’intégration Afrique centrale: Ali Bongo Ondimba pour une communauté solidaire

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En sa qualité de président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a indiqué dimanche  que la seule voie capable de rendre effective l’intégration de l’Afrique Centrale, est celle qui favorise  la construction d’une communauté de destin solidaire pour les peuples de la sous-région. Il l’a déclaré  au cours d’un discours  à l’occasion de la célébration de la première  édition de la journée de l’intégration régionale de l’Afrique centrale.   

Les pays membres de la CEEAC ont célébré hier dimanche, la première journée de l’intégration régionale de l’Afrique Centrale, sous le thème «La CEEAC, à la croisée des chemins, vers l’intégration de l’Afrique Centrale». Exprimant le vœu de voir la construction d’une communauté de destin solidaire pour les peuples des pays membres de la CEEAC, Ali Bongo Ondimba a également indiqué que la célébration de la première édition de la journée de l’intégration de l’Afrique centrale constitue la seule voie favorable à l’intégration de la région.

«La seule voie capable de rendre effective l’intégration de l’Afrique Centrale, est celle favorisant la construction d’une communauté de destin solidaire pour les peuples de notre région. Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, Mesdames et Messieurs, peuples de l’Afrique Centrale, Cette première célébration de la Journée de l’Intégration régionale, devrait nous amener à résolument tourner nos regards vers un horizon meilleur, afin de nous engager vers l’intégration régionale que nous voulons», a-t-il déclaré tout en ajoutant qu’«au moment où nous célébrons la première Journée de l’Intégration régionale, nous devons plus que jamais garder à l’esprit notre volonté de faire de la CEEAC, un espace de paix, de prospérité et de solidarité»

Le président de la République s’est félicité de l’institutionnalisation de cette journée, avant d’appeler les peuples de l’Afrique centrale notamment la jeunesse   de s’en approprier et  à la Commission de la CEEAC d’œuvrer à la matérialisation de la devise et de l’hymne de la Communauté.   

Le président en exercice de la CEEAC n’a pas manqué de rendre hommage aux fondateurs de l’organisation sous régionale, tout en rappelant les objectifs de sa création et de sa réforme récente  institutionnelle.   

«Je ne saurais clore mon propos, sans rendre un vibrant hommage aux pères fondateurs de notre Communauté, dont la vision politique a permis de disposer de cet important instrument de développement qu’est la CEEAC», a-t-il dit. 

«L’objectif visé par les pères fondateurs était de promouvoir et de renforcer une coopération harmonieuse et un développement dynamique et équilibré des États de l’Afrique Centrale, en vue d’améliorer les conditions de vie et le bien-être des populations (…) la décision d’entreprendre une réforme institutionnelle profonde a été prise, afin d’adapter notre organisation communautaire aux grands défis de l’heure et aux exigences du moment. Cette réforme avait pour objectif de faire de la CEEAC, une communauté économique régionale viable et forte, dotée d’un exécutif à l’architecture rénovée. Aujourd’hui, le Traité révisé de la CEEAC, signé le 18 décembre 2019 à Libreville, est entré en vigueur. La commission, nouvel organe exécutif de notre communauté, dont les membres ont prêté serment le 31 août 2020, est fonctionnelle. Avec cette réforme institutionnelle, la CEEAC est désormais à la croisée des chemins. En effet, l’avenir de nos Etats sera déterminé par les décisions que nous prendrons aujourd’hui. Oui, et je 
le dis avec force, nous sommes à la croisée des chemins»
, a-t-il déclaré.

Il est à rappeler que  cette journée commémore  la création de la CEEAC intervenue le 18 octobre 1983 à Libreville. 

A signaler le fait que ce discours qui est conforme aux engagements internationaux du Gabon, a tout de même connu une fausse note au niveau de sa diffusion. En effet, grande  a été la surprise  de constater que pendant qu’il était attendu à 19h 45 minutes tel qu’annoncé par la Communication présidentielle, ce discours a malheureusement fuité, à tel point qu’il était déjà disponible dans les réseaux sociaux, plusieurs heures avant sa diffusion dans les médias audiovisuels.

Cette situation vient remettre au gout du jour le manque de confidentialité dans la gestion des affaires étatiques en commençant par la présidence, qui est devenue monnaie courante. D’où la nécessité de prendre des dispositions et des décisions qui s’imposent.  

Stéphane NGUEMA
 

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