LIBREVILLE, 13 décembre 2025 (AGP) – Le président de l’Organisation gabonaise des consommateurs (OGC), Ibrahim Tsendjiet Mboulou, a pris position ce samedi à Libreville sur la nouvelle taxe forfaitaire d’habitation, collectée par la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) à travers les factures d’électricité, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
Les autorités gabonaises ont annoncé l’entrée en vigueur en 2026 de cette taxe, destinée à élargir l’assiette fiscale et à garantir des recettes stables pour les collectivités locales. Présentée comme simple à recouvrer et traçable, elle devrait contribuer au financement des services publics de proximité.
Toutefois, cette mesure suscite des interrogations sur son adaptation aux réalités socio-économiques et sur son acceptabilité par les citoyens. Ibrahim Tsendjiet Mboulou a insisté sur la nécessité d’une transparence totale concernant les montants collectés et leur utilisation. Il a plaidé pour des exonérations en faveur des ménages vulnérables, notamment les retraités à faibles revenus et les familles nombreuses. Il a également souligné l’importance de campagnes d’information claires, de mécanismes de recours contre les abus, d’un barème progressif basé sur la consommation électrique ou le revenu des ménages, ainsi que d’une obligation de redevabilité pour les collectivités locales.
Le président de l’OGC a rappelé que la réussite de cette réforme dépendra de la clarté de la communication et de l’équité dans sa mise en œuvre.
« Le succès de cette réforme dépendra de la transparence, de l’équité et du respect du pouvoir d’achat des citoyens », a-t-il déclaré.
RNA/CBM/AGP











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