LIBREVILLE, 18 septembre 2026 (AGP) – C’est au cours de la table ronde organisée jeudi dernier à l’Institut Français du Gabon sur le thème : « Gabon, terre de nature : valoriser le patrimoine naturel et développer un écotourisme durable » que le directeur général de Wildlife Conservation Society (WCS) Gabon, Gaspard Abitsi, est revenu sur le partenariat public-privé en cours d’élaboration pour promouvoir l’écotourisme au Gabon, a-t-on noté.
Dressant le bilan de la gouvernance des aires protégées, Gaspard Abitsi a rappelé que le Gabon a longtemps misé sur une gestion exclusivement assurée par l’État. À côté de ce modèle, il existe la cogestion entre l’État et les communautés locales, comme c’est le cas en RDC. Il existe également le modèle par délégation, qui consiste à partager les responsabilités. S’agissant de ce dernier modèle, deux approches sont mises en œuvre : Une délégation totale, où l’ensemble des responsabilités revient à une entité sur la base d’un engagement contractuel encadré par un mandat spécifique et des objectifs de gestion précis.
Une délégation partielle, « qui va dans le sens du partage des responsabilités », a-t-il expliqué.
Aujourd’hui, dans le cas du Gabon, c’est ce modèle partagé qui est privilégié avec, pour partenaires, des ONG internationales.
Pour le cas d’espèce, le modèle qui sera mis en place laisse pleinement les aspects de souveraineté en matière d’application de la loi à l’État. Tous les autres volets — notamment la gestion, la connaissance des ressources, le développement des infrastructures et l’engagement auprès des communautés locales — seront délégués au partenaire privé, en l’occurrence l’ONG WCS. « Ce cadre contractuel clarifie le mandat, les responsabilités et les risques », a-t-il expliqué, tout en soulignant que cela permet également de diversifier les sources d’investissement.
Pour Gaspard Abitsi, « ce processus se fera pas à pas ». En collaboration avec l’ANPN et le ministère des Eaux et Forêts, WCS travaille à la création des conditions de transition d’une gestion entièrement détenue par l’État vers ce modèle en PPP. Pour y parvenir, il faut à la fois préparer les équipes sur le terrain et s’assurer que la législation cadre avec les attentes. Le directeur général de WCS a rassuré que cette période transitoire s’étalera sur environ un an et demi, au cours de laquelle, grâce à un système d’assistance technique renforcée, toutes les parties prenantes seront formées et préparées.
En parallèle, le gouvernement travaillera sur la facilitation d’obtention des visas, l’accessibilité aux sites et d’autres aspects relevant des missions régaliennes de l’État. Ce PPP vise ainsi à assurer une gestion efficiente, capable de créer les conditions propices pour attirer des investissements issus de structures spécialisées.
CM/MIM/FE/FSS/AGP












Commentaires