SportsActualité

Football/Elim. Can-2023 : La RDC a-t-elle volontairement retardé l’arrivée du Gabon à Kinshasa ?

0
Les Panthères du Gabon toujours à Barcelone à 24h du match contre la RDC.

Kinshasa, 1er juin 2022 (AGP). Attendue ce mardi à Kinshasa en provenance de Paris (France), l’équipe nationale du Gabon n’a finalement pas décollé de l’aéroport Charles de Gaulle. La faute à l’absence d’une autorisation d’atterrissage en temps et en heure de la République Démocratique Congo (RDC). C’est finalement le jeudi 2 juin que Patrice Neveu et ses troupes pourront rallier Kinshasa.

Ça chauffe depuis que les  supporters des Panthères du Gabon ont appris que leur équipe nationale ne s’est finalement pas envolée ce mercredi pour Kinshasa comme prévu. Une situation désobligeante et inattendue qui bouleverse le programme de préparation des Panthères, d’autant plus que Patrice Neveu, sélectionneur national, avait prévu deux séances d’entraînements avant le match de samedi prochain contre les Léopards de la RDC. Opposition comptant pour la première journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Côte d’Ivoire-2023.

Qu’est-ce s’est donc passé à Paris ce mercredi pour que les Panthères qui étaient censées être à Kinshasa aux environs de 20 h n’embarquent finalement plus ? Si l’on en croit certains médias, cette situation qui pourrait avoir des répercussions sur le sort du match de samedi incomberait au ministère gabonais des Sports, qui n’aurait fait pas des demandes auprès des pays que le vol des Panthères devait survoler pour atteindre Kinshasa. Mais à regarder de plus près, les choses seraient tout autre. Surtout pour qui connaît un tout petit peu le fonctionnement de l’aviation civile.

Car selon des sources hautement autorisées, le retard de l’arrivée des Panthères du Gabon n’est ni du fait du ministère gabonais des Sports, ni de la Fégafoot, puisque la demande d’autorisation de survoler les espaces aériens ou d’atterrissage n’est pas de la responsabilité du client, mais bien de la compagnie aérienne qui a assure le transport, Et en la matière, la sélection du Gabon effectue ses déplacements via des locations d’avions auprès de compagnies privées. Une habitude qui devrait prendre fin, au regard des tournures que prennent les choses. Car un pays qui se respecte ne peut à chaque regroupement de son équipe nationale louer des avions privés à coup de millions de FCFA. Passons…

Pour le déplacement des Panthères du Gabon à Kinshasa, le ministère des Sports s’est attaché les services de la compagnie Klasjet UAB, avec laquelle l’administration a déjà eu à collaborer. Et il se trouve que ladite compagnie a adressé des demandes d’autorisations à l’ensemble des pays que son appareil devra survoler dans sa mission. Et à la RD Congo qui fait partie des espaces à survoler, Klasjet a envoyé depuis le 19 mai dernier une demande d’autorisation d’atterrissage aux autorités d’aviation civile congolaises. Un document en notre possession signé de Jan Pablo Repelente, manager de la compagnie, fait foi de cette démarche classique.

Ironie du sort, alors que les Panthères du Gabon étaient à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle pour embarquement, c’est finalement dans l’après-midi que Klashjet  recevra l’accord de la RD Congo de survoler son espace et d’atterrissage, alors que le vol était programmé à 13 h.

Contacté par nos soins, le ministre des Sports Franck Nguéma qui se dit très étonné des « fausses informations » diffusées dans certains médias, l’accusant d’être responsable de cette situation : « la demande d’autorisation d’atterrissage n’est pas de la responsabilité du ministère des Sports, mais de la compagnie. Dire que c’est le ministère des Sports qui devrait le faire, c’est comme si vous demandiez aux clients de Air France de faire les démarches d’autorisation d’atterrissage en France ou ailleurs« , a-t-il indiqué. Avant de confirmer que l’affréteur « a effectivement demandé les autorisations aux autorités de l’aviation civile congolaises depuis le 19 mai, et que ce n’est qu’aujourd’hui (mercredi), en journée, que la RDC a donné son accord. Mais trop tard pour que le vol spécial des Panthères du Gabon décolle« .

Pour ne pas tomber dans des justifications faciles, nous avons contacté un expert de l’avion civile depuis Libreville. Et le technicien soutient les explications de Franck Nguéma. « Dans le monde de l’aviation, c’est la société d’affrètement de l’avion qui procède aux demandes d’autorisations d’atterrissage dans les pays, car c’est le transporteur. Aucune notre personne ne peut le faire. Donc la raison donnée par le ministère des Sports est vraie« , a-t-il déclaré.

La RDC dans des manœuvres dilatoires ?

Quelles explications les autorités d’aviation civile de la République Démocratique du Congo peuvent-elles donner pour justifier ce retard alors que la demande de la compagnie émiratie remonte à deux semaines ? A y regarder de près, nous sommes tentés de nous dire que les autorités de la RDC ont délibérément accusé du retard sur l’autorisation d’atterrissage de la compagnie Klasjet pour un objectif précis : retarder l’arrivée des Panthères du Gabon à Kinshasa et réduire leur temps de récupération qui devait être de 72 heures, selon les prévisions de Patrice Neveu.

Kennedy ONDO MBA

Togo : la première ministre lance une campagne nationale de reboisement

Article précédent

Ngounié : les abandons de nouveau-nés en net recul

Article suivant

Commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus dans Sports