Tuée et dépecée par son concubin, la petite Syntyche conduite à sa dernière demeure

11-08-2020

L'inhumation de Gercia  Syntyche Moudjoungou, 23 ans, tuée puis dépecée par son concubin en 5ème  année de médecine, il y a trois semaines, a eu lieu ce mardi 11 août au cimetière municipal de Mindoubé, dans le 5ème arrondissement de Libreville. 

Les obsèques sont dignes d'un regret profond toute la vie. C'est le sentiment qui pouvait être partagé ce mardi 11 août à Casep-Ga et dans ce cimetière municipal.

Des  parents,  amis et connaissances ont tenu à venir s'incliner devant  la dépouille de la jeune femme dont les morceaux de corps ont été découverts dans des sacs poubelles jetés dans une fosse septique et dans un fût sur le lieu d'habitation du jeune homme de 24 ans, à Owendo pour lui rendre un dernier hommage. 

L'affluence a été forte tant à Casep-Ga où a eu lieu l'exposition du corps pendant une heure d'horloge, qu'au  lieu de l’enterrement. Vêtues de tee-shirts frappés des profonds messages d'interpellation sur les crimes rituels, contre la criminalité et au «féminicide», les personnes éplorées ont formé un rang à l'entrée de la morgue pour aller se recueillir devant la dépouille. C'était dans une lourde atmosphère empreinte de douleur et de tristesse insoutenable. Sur les banderoles, les messages étaient clairs : «la Justice rien que la Justice, et vérité sur son sang qui a été versé! », pouvait-on lire.

C'est l'un des messages forts diffusés ici à cette occasion. Mais la famille insiste sur la Justice qu'elle soit rendue pour tous les crimes rituels commis dans le pays, car elle croit dur comme fer que l'assassinat lâche de la petite Syntyche obéit à des pratiques fétichistes.

«Maintenant donc tu seras maudit, même de la part de la terre qui a ouvert de sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère», (Genèse 4:11), une phrase tirée des Saintes écritures, une manière de s'en remettre à la Justice divine qui est au-dessus de la Justice humaine et classique.

«Je suis la tante de Syntyche qui a été sauvagement assassinée il y a trois semaines. Nous la pleurons et nous ne cesserons de pleurer. En même temps que nous pleurons assez, nous comptons sur la Justice de notre pays parce que nous savons que nous avons des autorités compétentes pour le faire. Vivement que ce problème ne tombe pas dans l'oubli pace que vous avez une famille meurtrie de douleurs», a indiqué la tante maternelle de la disparue, Léonie Ntsiba face à la presse venue couvrir cet événement douloureux.

Au cimetière municipal, des cantiques et louanges étaient chantées pour implorer la faveur de Dieu face au repos de son âme. En lui réservant une place dans son royaume. 

C'est tout le sens du message délivré lors de la mise en bière par le pasteur local de l'église Ministère Apostolique, restauration lumière des Nations du PK 5, Alain Obame qui a dirigé la prière de circonstance. Il a reconnu que la défunte, alors fidèle de son assemblée, serait venue lui présenter un projet de mariage au pasteur de l'église face à la demande de son concubin, Usher Bissangou alias Élie de Dieu. 

Il a invité la famille de la défunte à ne pas verser dans le retour à l'envoyeur, car il y a la Justice divine qui existe en faisant son prêche sur le livre de Jean 11 chapitre 25 qui dit  «Jésus lui dit: «Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais». 

Bien que le jeune homme ait été placé récemment sous mandat de dépôt à la prison centrale Libreville, les parents craignent qu'il recouvre la liberté. Car pour eux, leur fille enceinte aurait été tuée à des fins fétichistes.

Willy Arnauld NGUIMBI
 

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