Société & Culture

Education: l’épineuse problématique de l’orientation scolaire  

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La mauvaise orientation est à l’origine de plusieurs échecs scolaires dans les établissements secondaires comme universitaires. Élèves et étudiants, dont l’âge varie entre 18 et 25 ans, montrent qu’ils ne sont pas assez accompagnés dans la définition de leur projet scolaire. 

Force est de constater qu'une grande part de l'échec universitaire, résulte d'une mauvaise orientation des lycéens et des étudiants. L'on a relevé une sous-information préoccupante des élèves de terminale et des bacheliers pour leur orientation universitaire. Tandis que l'engouement pour certaines filières traduit leur méconnaissance des réalités universitaires et des débouchés offerts.

L’orientation est fonction des résultats scolaires de l’élève et de son projet professionnel. L’élève fait un choix parmi les voies d’orientation, la voie littéraire, scientifique et celle technologique. 

Alors qu'au collège ou au lycée, à la fin de la classe de 3ème, la décision d’orientation est capitale. Le choix de la prochaine étape peut toujours faire peur quand on n’a aucune, voire très peu d’informations sur la suite. Il arrive que certains élèves se lancent dans une série sans en connaître les tenants et les aboutissants. Cela pourrait être préjudiciable à l’avenir.

Selon les propos recueillis, les élèves seraient mal soutenus dans la construction de leur choix d’orientation. Pour Nadine, élève d’un établissement de la place, «Je n’ai pas été bien accompagnée dans mon établissement concernant mon projet d’orientation». De même, Marlyse rêvait d’être géographe, Fidel Ndong montrait une appétence pour les mathématiques et la physique et Josefa pour les lettres modernes. Autant de projets écartés, malgré eux au moment de leur orientation post-bac.

Lorsqu’il s’agit d’orientation au collège ou au lycée, c’est au mieux pour leur présenter les différentes filières. L’idée est de pouvoir donner l’information juste, faciliter l’accès à l’information et accompagner les élèves à faire un meilleur choix. 

Autre élément montrant les failles du système d’orientation, les parents sont les principaux interlocuteurs des jeunes en matière d’orientation. Et l’école pourrait venir en dernier. Puisque la majorité des élèves se disent épaulés par un membre de l’établissement (professeur principal, psychologues de l’éducation nationale) dans la définition de leur projet professionnel. Ce qui n’est guère étonnant lorsqu’il existe un psychologue de l’Education nationale pour plus de 1000 élèves scolarisés dans le public.
De même que pour le supérieur, tout étudiant qui recherche une formation aura un large choix. Quelques étudiants interrogés estiment qu’ils n’ont pas eu le choix de leurs orientations en termes de poursuite d’études universitaires. Ils se forment tout simplement en espérant travailler à l'avenir.

«L’université est devenu le choix par défaut pour ceux qui ne savent pas où aller et qui viennent s’y inscrire pour avoir la bourse», a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur, Patrick Mouguiama Daouda. 

C’est l’occasion de former davantage les conseillers en orientation, géo-localiser les instituts ou universités, créer d’autres universités en fonction des métiers d’avenir. Pour remédier aux dysfonctionnements de l’orientation scolaire, la mise en place de nouveaux mécanismes d’accompagnement de l’élève s’impose. 

LKM 
 

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