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Perspectives de Satram : Entre octroi de parts et création de Fonds de participation

Perspectives de Satram : Entre octroi de parts et création de Fonds de participation

18-09-2020

Le Président du Conseil d’Administration de Satram, Dr Mustapha Aziz, a présenté, le mercredi 16 septembre écoulé au cours d’une conférence de presse par visioconférence, la nouvelle vision de la Société d’acconage et de transport maritime (Satram) au sortir de trois crises qu’a connues l’entreprise depuis le décès du fondateur du groupe Satram, Lahcen Jakhoukh. Parmi lesquelles la gestion à la direction, la crise économique et la crise sociale au point de faire le recours au redressement judiciaire. 

Près de cinq ans de trouble entre la succession de l’entreprise depuis la mort du fondateur du groupe Satram, Lahcen Jakhoukh; le redressement judiciaire au regard des difficultés de gestion de la structure depuis 2018 et bien d’autres mots tels que les grèves qui perdurent avec une minorité de syndicalistes, la Société d’acconage et de transport maritime (Satram) convoite un nouvel élan.

Malgré un climat très difficile économiquement et financièrement, l’entreprise entend «se développer, se dégraisser et se ressusciter».

«On est disposé à faire décoller Satram-EGCA maintenant qu’il y a la clarté sur le plan juridique, financier et économique, malgré la perte de quatre gros contrats due à ces individus qui squattent et qui ne disent pas la vérité. Parce que la vérité, c’est eux qui sont responsables de cette situation. Et c’est nous qui payons les cadres, les ouvriers et tous les gabonais qui travaillent sans même payer les marocains», a fait savoir le PCA en indiquant que ce nouvel élan se fera grâce au soutien des capitaux. 

«Satram est sur le point d’avoir les contrats et aussi de l’argent prêt dans ses caisses. L’entreprise est très soutenue par un certain nombre de capitaux qui veulent que le Gabon décolle dans des conditions économiques et sociales très favorables», a dit le Dr Mustapha Aziz.

Ambitions pour le Gabon 

Ancien conseiller d’Omar Bongo Ondimba, le PCA de Satram dit s’inquiéter uniquement des intérêts sécuritaire et économique du Gabon. 

«Tout ce qui est hors de cela et hors de la politique du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, ne nous intéresse pas. Le Gabon, c’est notre deuxième pays. Et je l’ai toujours défendu dans des instances internationales, régional, etc.».

Revenant sur la question de succession ayant entrainé la boite dans de poursuites judiciaires par la famille du défunt, le PCA a fait savoir que tout n’est désormais que pure souvenir.

«Je peux vous assurer d’une chose. La guerre de succession est déjà loin de nous. Cela a été décidé au Maroc, au Gabon et en France avec six décisions en ma faveur. Mon rôle est de porter ce fardeau jusqu’à la fin de la procédure. Et je vais appliquer ce qu’il a dit dans son testament et dans sa donation. Il a donné un tiers de ses biens au peuple gabonais pour la formation des jeunes. Tout cela va revenir aux gabonais. Que çà soit au Gabon ou ailleurs, ce qu’il a écrit, sera appliqué à la lettre», a-t-il annoncé non sans parler de la création d’un Fonds de participation à Satram.

«Deuxièmement ce que je vais faire au Gabon, au Maroc ou ailleurs, lorsque cette hache de guerre entretenue sera déterrée, je vais créer un fonds de participation à tous les gens qui travaillent à Satram. Ils deviendront actionnaires à Satram», a-t-il ajouté. 

Plan social

Sur le plan social, entre les aérés de salaires, soit neuf (9) mois d’arriérés avant le redressement judiciaire et cinq (5) mois en période de redressement judiciaire avec un mois de retard selon le responsable des relations sociales, Nicaise Edzang Onyane, les décès depuis ces années de crise, le PCA promet de tout régler. 

«On en est conscient. Mais l’on ne l’est pas pour ceux qui squattent sans travailler, empêchant aux autres de travailler tout en espérant être payé. Il y aura certainement de licenciements techniques. Je peux vous assurer qu’on ne va pas laisser un seul cas sans être payé. Ce sera mon dossier prioritaire. Et pour cela, nous demandons la clarté, la paix dans la société», a-t-il conclu. 

Florine Angue

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