Société & Culture

Dynamique Unitaire exige à nouveau la levée immédiate du confinement et du couvre-feu 

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La Confédération Syndicale Dynamique unitaire (DU), a tenu un point de presse, ce mercredi 3 juin 2020, au cours duquel  elle a exigé la fin du confinement et du couvre-feu, au regard de la nouvelle stratégie sanitaire contre la pandémie du Covid-19 qui vise à dépister, isoler, traiter les cas infectés et pister les cas contacts. 

«Cette stratégie s'emboîte avec le déconfinement, l'amélioration des soins médicaux et les facilités d'accès aux masques. D'ailleurs, la tendance mondiale est au déconfinement avec la maîtrise progressive de la pandémie grâce à cette stratégie», a expliqué le président de la Dynamique unitaire, Jean Rémy Yama, avant d'exiger la fin du confinement et du couvre-feu, conformément à l'article 85 alinéa 3 de la Constitution.

Faisant un constat accablant, il a souligné que «Paradoxalement, le Gabon est le seul pays au monde, où d'une part la pandémie n'a pas encore atteint son pic depuis bientôt trois mois et les hôpitaux ne sont pas saturés; d'autre part, les politiques appliquées rament à contre-courant (confinement, couvre-feu, manque de masques, de matériel et de médicaments)».

Toutefois, la Confédération a dressé un constat amer concernant la commune de Libreville. «Durant les heures du couvre-feu, un balai de véhicules banalisés, sans plaques d'immatriculation, avec des hommes cagoulés et équipés d'armes de guerre sillonne les rues. Le Gabon est-il en guerre ?… Le plus aberrant est qu'il y a une recrudescence de l'insécurité aux heures de couvre-feu: hausse de braquages, des dégradations de biens, et surtout, hausse des assassinats. Dans un autre registre, comment comprendre les humiliations et les possibles rackets perpétrés illégalement par les forces de sécurité et de défense sur la population, du simple fait d'enfreindre une règle du confinement ou du couvre-feu ?».

Sur ce, le président Jean Rémy Yama a indiqué que le confinement et le couvre-feu n'ont pas lieu d'être. Regrettant que le Copil et ses démembrements, singulièrement son comité technique, sont dans la plus grande illégalité. Non sans poser plusieurs interrogations sur la gestion de la pandémie du coronavirus qui, selon lui, n'est que mensonge. 

«À l'heure actuelle, les travailleurs souffrent, le chômage de masse s'enracine et l'économie s'enfonce à cause de la mal gouvernance qui s'accroît dangereusement. La pandémie se propage dans toutes les provinces, et le personnel soignant crie à la pénurie de tests, de matériel et de médicaments», a-t-il déclaré. 

La Confédération syndicale dit qu'elle «S'inquiète et refuse de rentrer dans le magma politicien qui vise à divertir la population, et à amputer toute la responsabilité de la mauvaise gestion de la crise sanitaire au seul gouvernement. Que les travailleurs soient vigilants et se prennent en main!» 

Chancelle Biket Onanga 

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