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Chronique Sportivement : Taekwondo et Judo, la difficile remontée vers les cimes

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Lors de notre regard sur la situation déplorable que traversent les fédérations sportives du Gabon, nous avons mis de coté les arts martiaux, non pas parce qu’elles sont mieux loties que les autres, non ! Il s’agissait, pour nous, de leur consacrer une chronique, pour montrer combien de fois il est difficile d’atteindre les sommets et de s’y maintenir durablement, surtout quand il n’y a ni suivi ni formation de qualité.

Deux disciplines ont particulièrement porté haut les couleurs du Gabon. Il s’agit du taekwondo et du judo.

En taekwondo, Anthony Obame a atteint un niveau exceptionnel, devenant une référence mondiale et une icône du pays. Il a remporté 7 titres majeurs, dont une médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Londres en 2012 et une médaille d’or au championnat du monde au Mexique en 2013, année au cours de laquelle il a été sacré, au mois de mai, numéro 1 mondial dans la catégorie des lourds (-87 kg). Le Gabonais est une légende du sport qui figure parmi le top 20 des meilleurs taekwondoÏstes de tous les temps, suite au classement dressé en 2026 par la fédération internationale de taekwondo.

Il y a également Urgence Maria Mouega, qui a, elle aussi, un palmarès impressionnant, avec une dizaine de titres majeurs dont trois médailles d’or au championnat d’Afrique Juniors de Tripoli en Libye en 2010 (-63 kg), aux Jeux africains de Maputo au Mozambique en 2011 et aux championnats d’Afrique en 2021. Elle constitue une référence absolue.

Ce n’est pas tout. Il y a également Davy Mbembo Mouandza, qui est le premier Gabonais à avoir officié au niveau mondial et hissé haut les couleurs du Gabon. Il fait partie des meilleurs arbitres du monde. L’éloquence de ce palmarès du taekwondo gabonais, devenu une référence planétaire, se passe commentaire. Un très lourd héritage pour ne pas dire davantage.

Au niveau du judo, Melanie Engouang s’impose comme une référence africaine et mondiale. Elle a obtenu 11 médailles majeures, dont 3 médailles d’or aux championnats d’Afrique de judo, gagnées en 1991, 1997 et 2000). Mélanie Engoang est une icône absolue. Il y a également Sarah Mazouzn et Fernand Nkero qui marchent sur les traces de la star gabonaise.

Au regard de ce palmarès impressionnant, qui a fait du Gabon une des références mondiales de ces deux disciplines, nous devons à la vérité de reconnaître que notre pays a malheureusement dégringolé, à tel point qu’on assiste, à un travail à la Sisyphe. En clair le bel et lourd héritage a été galvaudé par ceux qui en avaient la charge. Un véritable gâchis qui condamne le Gabon à un éternel recommencement.

Par J. NGOM’ANGO

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