DAKHLA, 29 novembre 2025 (AGP) – L’atélier traitant de la thématique du ” Système d’information sanitaire intégré et à la santé globale “, dans le cadre du premier sommet africain de santé qui s’est ouvert vendredi dernier à Dakhla (Maroc), les participants on pu mettre en lumière la place du numérique dans le suivi sanitaire, notamment pour mieux anticiper et contrôler les éventuelles épidémies, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Cet atelier s’articulait autour de trois axes, à savoir, la santé humaine, animale et environnementale. Avec pour points de réflexion : le défi d’un système de surveillance intégrée ; la fiabilité et la qualité des bases de données sanitaires, et la création d’une base de données de santé préventive et curative.
L’objectif était, entre autres, de démontrer comment l’intelligence artificielle (IA) est devenue un outil d’aide à la décision sanitaire, au partenariat et à l’intégration dans la chaîne de valeur de la santé. Les experts et acteurs du secteur sanitaire présents à ce panel ont pour l’occasion, défini les contours de cette approche afin de garantir une souveraineté sanitaire fiable et de qualité.
Pour le Pr Jean-François Meye, gynécologue et directeur général de l’Hôpital Mère et Enfant de Libreville, membre de l’Académie des sciences de la Santé d’Afrique, « Aujourd’hui, on ne peut plus estimer développer un système de santé performant sans développer son système d’information sanitaire ». Cependant, souligne-t-il, plusieurs obstacles persistent dans les pays africains, parmi lesquels le manque de ressources humaines et d’infrastructures énergétiques pour soutenir ces systèmes.
« Il faut peut-être commencer par mettre en place un environnement favorable, qui nous permettra ensuite de développer efficacement les systèmes d’information », a-t-il suggéré.

De son côté, Mamoudou Ndoye, intervenant sur la question de la fiabilité et de la qualité des bases de données sanitaires, a rappelé que ” pour qu’un système national d’information sanitaire soit fiable et de grande qualité, il doit évoluer vers un Système d’information sanitaire intégré (SISI), interopérable, interconnecté, évaluable et standardisé “. Un tel système, selon lui, permet de meilleures décisions médicales et politiques, une gestion optimale des programmes et des ressources, ainsi qu’une prévention efficace des épidémies.
La qualité et la fiabilité des bases de données sanitaires demeurent en effet des enjeux majeurs, d’autant plus que, des données inexactes ou incomplètes peuvent compromettre la planification des soins, la prise de décision et l’évaluation des programmes de santé.
LNL/JM/WM/AGP











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