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vendredi 12 août 2016


Vers la résolution du conflit homme-faune au Gabon



LIBREVILLE, 12 aout (AGP)- Le ministre gabonais de la Protection de l’environnement et des ressources naturelles de la forêt et de la mer, Flore Joséphine Mistoul-Yame a annoncé vendredi, à Libreville, , que l’on s’achemine vers la résolution du conflit homme-faune, à travers le début du projet « fils et faune ».

S’exprimant au cours d’une conférence de presse, M. Mistoul Yame a déclaré que ce projet vise à installer dans les sites identifiés des barrières électriques sur un linéaire de plus de 5 km par site.

Il s’agit de la mise en place des poteaux de 90 cm de haut, de 2 rangs de fils de fer électrifié (tension 7 et 8000 volts). Ces fils sont reliés aux piques et pointés vers l’extérieur de la zone à protéger dont la longueur est de 1 à 1.2m à 45°, espacé de 40 à 50 cm dénommé <>.

L’objectif étant de contribuer au refoulement de l’immixtion des pachydermes dans les champs afin de restaurer le bon rapport Homme-faune, permettre un développement agricole dans les zones rurales ainsi que la création d’emplois et une subsistance alimentaire plus élevée.

« Ce conflit qui constitue, une problématique nationale quant à la quiétude des communautés et des acteurs économiques dans les zones rurales, avait amené mon ministère qu’accompagne l’Agence nationale des Parcs nationaux (ANPN) à mettre en place en avril dernier une cellule <<conflit Homme-Faune. Lequel avait pour objectif, la compréhension et l’analyse de la problématique dudit conflit dans et aux abords des treize (13) Parcs nationaux » a expliqué Mme le ministre.

Dans le cadre de la stratégie de mise en œuvre de son programme, Mme Mistoul a souligné que la cellule a visité 7 parcs nationaux, 70 villages, des tirs des cartouches (piment, gaz, caoutchouc) ont été effectués dans 6 parcs et 13 villages jouxtant les parcs.

A côté de la technique des cartouches, la cellule a également procédé à la pose des barrières à sangles dans le village de Malouma (Parc national de Mwagna). Cette dernière, a-t-elle poursuivi semble, jusqu’à ce moment, l’unique technique efficace contre l’intrusion des pachydermes dans les champs.

Selon le ministre, l’immigration des pachydermes vers les populations, est l’œuvre du braconnage et de la déforestation provoquée par l’homme.

L’expérimentation du projet fils-faune a permis la création d’emploi de près de 30 jeunes et l’érection de 3 kms de barrière dans le village Malouma. L’expérience se poursuivra à Mipia et Mouila dans la Ngounié, indique-t-on.

Par ailleurs, le ministre a affirmé que 200 millions de FCFA ont été consentis pour indemniser les populations dont les champs ont été dévastés par les éléphants, ajoutant que l’opération d’indemnisation se poursuivra pour d’autres victimes des éléphants.

« Ces éléphants font partie de la biodiversité gabonaise et participent à l’amélioration de notre écosystème qu’il est important de mieux le gérer », a soutenu Mme Mistoul Yame.

Les pachydermes sont souvent accusés de poser des actes qui ont un impact négatif sur la sociale et économiques des populations.

Le Gabon accueille plus de la moitié des éléphants de forêt d’Afrique, rappelle-t-on.

CSM/CEMM

 

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