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vendredi 24 mars 2017


L’histoire de la poésie gabonaise au menu de la journée littéraire du lycée Jean Jérôme Adam



LIBREVILLE, 24 Mars (AGP)-L’histoire de la poésie gabonaise, partant de sa littérature, a fait l’objet des exposés des conférenciers, lors de la célébration, mercredi dernier, de la journée littéraire initiée par le département de Français, du lycée catholique Jean Jérôme Adam de Franceville.

Pour Yvette Gracia Essongue, la littérature gabonaise débute lors de l’arrivée des missionnaires, avec des genres tels que la nouvelle, les contes entre autres.
La première romancière gabonaise, du point de vue de la forme et du fond, est Angèle Rawiri, à travers son œuvre « Elonga », parue dans les années 70, a-t-elle indiqué au cours de son exposé, soulignant que le Gabon a connu un boom littéraire, particulièrement des romans, parfois très engagés, à partir de 1990, au lendemain de la conférence nationale.

Quant à la poésie, d’après le conférencier principal, Pierre Ondounga Pépé, elle débute plusieurs siècles avant Jésus-Christ, notamment avec les livres bibliques comme les proverbes, les cantiques de cantique, l’ecclésiaste, etc... En Afrique, c’est le mouvement de la négritude, entre 1948 et 1960, qui voit naître les premiers poètes africains.

Tandis qu’au Gabon, la poésie commence en 1967, avant de connaitre son essor dans les années qui ont suivi, avec des poètes tels que feu Georges Rawiri, Ndouna de Penaud, Pierre Edgard Moundjengou et bien d’autres.

Dieudonné Wayi s’est, pour sa part, appesanti sur la réalisation d’un poème, sur le fond et la forme, en commençant par le titre jusqu’au contenu. Il s’est appuyé sur son ouvrage intitulé « Distance », parue il y a quelques années.

Ces exposés ont par la suite débouché sur des échanges entre conférenciers et élèves, abordant des questions pertinentes telles que l’importance de la poésie, les difficultés d’appréhender parfois les textes poétiques et l’avant-gardisme de certains auteurs pour prévenir le futur.

Mais, la question qui a animé le débat, reste la méconnaissance des œuvres littéraires gabonais, au détriment des livres étrangers.

Si pour les auteurs présents à cette journée, le manque de promotion de ces œuvres est à l’origine de cette situation, M. Obiang Meye, écrivain et enseignant au lycée Eugène Marcel Amogho (LEMA) a, pour sa part, évoqué le problème récurrent de la cherté du livre gabonais qui est une source de découragement pour les lecteurs.

Ainsi, les conférenciers ont émis le souhait de voir l’Etat gabonais subventionné le livre, tel que cela se fait dans d’autres pays, afin de le rendre moins couteux.

Un don octroyé par l’Union des écrivains gabonais (UDEG), a été symboliquement remis au proviseur du lycée catholique Jean Jérôme Adam, par les représentants de l’UDEG, Dieudonné Wayi et Pierre Odounga Pépé, qui est également un ancien élève dudit établissement secondaire.

Pour le coordonnateur et initiateur de cette journée, Jean Jacques Nkogho Biyogo, enseignant au département de Français, pour un premier coup d’essais, cela a été un coup de maître.

Ce dernier espère que cette initiative soit pérennisée et rêve de l’étendre à tous les établissements secondaires de Franceville.

HUN/FSS

 

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