Agence Gabonaise de Presse

L’information à la source

 
GABON MATIN BIENTÔT DE RETOUR DANS LES KIOSQUES. *** GABON MATIN BIENTÔT DE RETOUR DANS LES KIOSQUES *** GABON MATIN BIENTÔT DE RETOUR DANS LES KIOSQUES

 

samedi 18 mars 2017


36 prisonniers graciés par le président de la République à Franceville



FRANCEVILLE, 17 Mars (AGP)- 36 prisonniers, dont une femme de nationalité gabonaise et 4 étrangers ont totalement recouvert leur liberté vendredi, à la faveur d’une cérémonie de remise gracieuse de peine organisée à la prison centrale de Yéné, dans le 4ème arrondissement de la commune de Franceville (Sud-Est) du Gabon.

Cette cérémonie de remise gracieuse de peine, s’est déroulée en présence des personnalités administratives, politiques et militaires de la province, ainsi que les parents et amis heureux de retrouver les leurs. Celle-ci a été exécutée, conformément au décret du 15 février 2017, signé par le président de la République.

Ledit décret indique que la remise totale de peine ne concerne que des détenus condamnés, n’ayant subi aucune sanction disciplinaire. Ils étaient donc 36 dans cette catégorie, nantis de leurs certificats de libération, sur les 217 détenus condamnés tout sexe confondu, que compte la prison centrale de Franceville.

29 autres détenus, condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, ont par contre bénéficié d’une remise partielle de peine, c’est -à-dire, une réduction de leur durée de détention. Parmi ces derniers, se trouvent 28 gabonais dont 4 détenus à perpétuité bénéficiant d’une réduction de 30 ans et un étranger.

Le même décret stipule que des personnes ayant commis des actes d’une extrême gravité, tels que des homicides volontaires, de détournement des deniers publics, des associations des malfaiteurs, vols à mains armées entre autres, sont exclus des dispositions de l’article 1er, relatives à la remise de peine.

La prison centrale de Franceville compte actuellement, 357 détenus, dont 217 condamnés et 140 prévenus.

Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Franceville, Gilbert Mbaragolo a rappelé, que cette remise de peine est restée conforme à la volonté du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba contenue dans le décret.

« En regardant la tranche d’âge, j’en suis sûr que l’on retrouvera plus de la moitié ici, d’ici le mois de décembre, donc ce qui est mieux à vous dire, c’est à bientôt », a-t-il ironisé, comme pour dénoncer le comportement de certains qui ne veulent pas se ressaisir.
Le préfet du département de la Passa, Yvon Gustave Charles Poyo, prodiguant des sages conseils aux heureux bénéficiaires, leur a demandé de dire merci au chef de l’Etat qui par son pouvoir discrétionnaire, leur permet d’être en liberté.

« Il peut arriver dans la vie d’un individu qu’il se trompe une fois, c’est compréhensible, mais deux, trois à quatre fois, c’est qu’il y a problème », s’est-il indigné. Non sans souhaiter aux anciens prisonniers un bon retour dans leurs familles et que le milieu carcéral ne soit pour eux, qu’un lointain souvenir.

Aimé José Wadjango, 23 mois de détention pour vol aggravé, a exprimé sa satisfaction, tout en remerciant le président de la République d’être sorti avant la fin de sa peine prévue le 8 avril de cette année. Il promet de ne plus jamais y retourner.

HUN/FSS

 

  Haut-Ogoué


 

Accueil