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GABON MATIN BIENTÔT DE RETOUR DANS LES KIOSQUES. *** GABON MATIN BIENTÔT DE RETOUR DANS LES KIOSQUES *** GABON MATIN BIENTÔT DE RETOUR DANS LES KIOSQUES

 

jeudi 9 mars 2017


Des élèves de Franceville dans la rue pour réclamer le paiement des bourses



FRANCEVILLE, 9 Mars (AGP)- Les élèves des lycées et collèges publics de Franceville, chef-lieu de la province du Haut-Ogooué (sud-est) ont pris d’assaut la rue principale de la ville, jeudi, pour réclamer le paiement de leurs bourses scolaires et protester contre le risque d’une année blanche.

De nombreux élèves, issus du lycée Eugène Marcel Amogho, du CES Mamadou Lewo, du Lycée technique Agathe Obendje, vêtus de leurs tenus scolaire et brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « le Haut-Ogooué n’est pas une nation dans une autre, non à l’année blanche, on veut nos bourses », ont marché du carrefour SOGAFRIC jusqu’à la place des fêtes de Franceville, non loin du gouvernorat.

Cette marche encadrée par les Forces de police nationale, a interrompu la circulation pendant près de 1h30, au grand-dame des usagers dont certains se rendaient sur leur lieu de travail.

« Nous organisons cette marche, afin d’attirer l’attention du président de la République et du ministre de l’Education nationale, pour le paiement de nos arriérés de bourses des trois trimestres de l’année 2015-2016 et celle du 1er trimestre de l’année 2016-2017 », lance un élèves du lycée technique Agathe Obendje, visiblement remonté.

Le gouverneur de la province du Haut-Ogooué, Jacques Denis Tsanga informé de la situation, est allé écouter les revendications des élèves.

« Ce qui nous amène vers vous ce matin, c’est d’abord, pour réclamer le payement des bourses que nous n’avons plus perçu depuis 2 ans, alors que celles-ci ont déjà été payées à Libreville, où les élèves n’apprennent presque pas. Ensuite, nous avons appris par des médias étrangers que nous sommes sous la menace d’une année blanche et nous sentons notre avenir menacé, nous voulons une réponse favorable », a indiqué le représentant des élèves.

Aussi, a-t-il ajouté, « feu le président Omar Bongo Ondimba disait que la jeunesse gabonaise est sacrée, mais aujourd’hui nous avons l’impression que cette jeunesse est sacrifiée ».

Ces élèves par la voix de leur représentant, conditionne la reprise des cours par la satisfaction de leurs points de revendication.

Pour sa part, le premier responsable de la province a rassuré les élèves que la question des bourses est déjà traduite officiellement à l’endroit du gouvernement et qu’elle va être résolue.

Toutefois, a-t-il signifié, qu’il aura une réponse ce soir ou demain matin, qui leur sera transmise à travers leurs chefs d’établissement.

Concernant le 2ème point relatif à une menace de l’année blanche, M. Tsanga a estimé que la solution dépend de tout le monde, aussi bien, le gouvernement, syndicats, enseignants, que les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes.

Il a tout de même salué le caractère pacifique et responsable de la marche des élèves, qui selon lui, traduit la preuve d’une expression démocratique. Non sans les exhorter, que la meilleur solution n’est pas de rester à la maison.

Ce mouvement d’humeur des élèves des lycées et collèges de Franceville, emboîte le pas à ceux déjà observés dans d’autres provinces du pays.

HUN/IM

 

  Haut-Ogoué


 

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