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mercredi 21 décembre 2016


Le Gabon abrite les plus anciens gisements d’uranium de la planète



LIBREVILLE, 21 DEC. (AGP)- C’est ce qui ressort d’une étude publiée le mois dernier dans le prestigieux "American journal of science". Selon une équipe de chercheurs internationaux ont analysé les sédiments très bien conservés du bassin de Franceville en utilisant différentes techniques (géochimie, minéralogie, sédimentologie et pétrographie). Leur conclusion est sans appel, Franceville abrite le plus ancien gisement d’uranium connu.

Début novembre 2016, une équipe de recherche franco-américaine, supervisée par le géologue français, le Pr. Abderrazak El Albani de l’Université de Poitiers, a livré ses conclusions sur l’étude qu’elle menait sur le Francevillien. L’étude met en évidence la genèse des plus anciens gisements terrestres d’uranium. Ces gisements se seraient formés dans le bassin de Franceville après la première augmentation des teneurs en oxygène atmosphérique qui s’est déroulée entre 2,3 et 2 milliards d’années. Au cours de cette période cruciale de l’histoire terrestre, les fluctuations des teneurs en oxygène auraient favorisé à la fois le lessivage de l’uranium depuis ses roches hôtes puis son accumulation.

Une découverte qui a réjoui le président gabonais, Ali Bongo Ondimba. Ce d’autant que l’étude avait reçu le soutien de la Présidence gabonaise, du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CENAREST), de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), de l’Institut gabonais de l’image et du son (IGIS), de l’Institut français du Gabon, et en France de la Région Nouvelle-Aquitaine et du ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

Les chercheurs ont ainsi pu mettre en évidence, dans les sédiments situés à proximité immédiate des gisements, la présence de faciès rouges oxydés (Red-bed), laquelle témoigne d’une augmentation du taux d’oxygène atmosphérique en amont de la formation de ces gisements. Ils ont également pu montrer que, vers 2.083 milliards d’années, lors de la première chute significative de la teneur en oxygène atmosphérique ayant suivi sa première augmentation, l’uranium libéré a pu alors précipiter, ce qui a favorisé sa minéralisation et par conséquent la formation des plus anciens gisements d’uranium.

En montrant que les variations du taux d’oxygène ont eu des répercussions importantes sur le cycle biogéochimique d’un élément sensible aux conditions d’oxygénation, l’étude confirme que la période du Paléoprotérozoique a été décisive pour l’histoire de notre planète.

FSS

 

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