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GABON MATIN BIENTÔT DE RETOUR DANS LES KIOSQUES. *** GABON MATIN BIENTÔT DE RETOUR DANS LES KIOSQUES *** GABON MATIN BIENTÔT DE RETOUR DANS LES KIOSQUES

 

mercredi 3 août 2016


Aucun homme politique n’est en prison pour ses idées et ses opinions au Gabon (porte parole du gouvernement)



LIBREVILLE, 3 août (AGP) – Le ministre gabonais de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilié-By-Nzé a affirmé mardi, à Libreville, au cours d’une conférence de presse qu’il n’y a aucun prisonnier politique au Gabon.

« Je ne connais pas d’opposants qui soient arrêtés au Gabon : quels sont leurs noms, qui sont-ils ? Aucun chef de parti n’est en prison, aucun candidat de l’opposition n’est en prison, nous ne voyons aucun député qui soit poursuivi pour ses idées et ses opinions. Qui a été interpellé », a martelé M. Bilié-By-Nzé, précisant par ailleurs que ceux-là mêmes qui se retrouvent en prison aujourd’hui sont des agitateurs qui sont allés perturber la manifestation du 9 juillet.

Selon lui, les personnes arrêtées sont ceux qui ont lancé des cailloux lors de la manifestationt. La loi gabonaise s’appliquera car ce sont des casseurs »

Le porte-parole du gouvernement réagissait suite aux deux communications faites lundi dernier par le parti socialiste (PS) et Europe écologie les verts(EELV), deux formations politiques françaises de gauche au pouvoir en France qui dénonçaient de multiples exactions, des arrestations arbitraires et des chasses à l’homme tout en en appelant à la tenue d’une élection transparente relevant du choix du peuple.

« Concernant les déclarations du Parti socialiste sous les gouvernements Valls et Ayrault, des gendarmes et policiers ne sont-ils pas intervenus lors de manifestations ? Prenons pour exemple Notre-Dame-des-Landes, n’y a-t-il pas eu des morts ? Au Gabon, y a-t-il eu mort d’hommes ? », a clamé M. Bilié-By-Nzé ajoutant qu’en France, il arrive que des manifestants soient mis en prison.

Aussi, à-t-il ajouté qu’en France, il arrive que des policiers jettent des grenades lacrymogènes sur les journalistes.

« Les donneurs de leçons n’ont pas de légitimité ici. Nous n’avons pas à recevoir de leçons de ces gens là », a fulminé le ministre de la Communication.

Hormis les deux partis politiques français, l’organisation Human rights foundation et l’ONG Survie ont protesté les uns après les autres contre des interpellations qu’ils jugent abusives de plusieurs syndicalistes et membres de la société civile gabonaises.

Le 9 juillet dernier, certains leaders syndicaux et membres de la société civile avaient organisé une manifestation pour protester contre le dépôt de la candidature du président sortant, à l’élection présidentielle du 27 août prochain.

SN/IM

 

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