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jeudi 7 juin 2018


Un trafiquant d’ivoire mis aux arrêts à Mitzic



LIBREVILLE, 07 Juin (AGP) - Une nouvelle opération effectuée, le mardi 5 juin, par la brigade centre de la localité de Mitzic, dans la province du Woleu-Ntem (Nord), a permis l’arrestation d’un gabonais d’une quarantaine d’années, dénommé Jean-François Ekazama, en possession de quatre pointes et deux morceaux d’ivoire.

Jean-François Ekazama a été arrêté, mardi dernier, au cours d’une opération qui a permis de mettre la main sur de l’ivoire.

Selon des sources proches du dossier, tout s’est passé le mardi 5 juin 2018. Une information relative à une transaction d’ivoire dans un quartier du chef lieu du département de l’Okano, parvient aux éléments de la Gendarmerie Centre. Pour la vérifier et la confirmer, des éléments de ladite brigade, associés à des agents des Eaux et forêts et un juriste de l’ONG Conservation justice, se sont rendus au lieu indiqué par l’informateur.

Sur le terrain, après plusieurs minutes de recherches, le présumé trafiquant va être pris en flagrant délit de détention de défenses d’éléphants, espèces intégralement protégées au Gabon. Au final, quatre pointes et deux morceaux d’ivoire seront saisis avant même qu’il ne puisse rencontrer l’acheteur et un autre trafiquant.

"Les premiers éléments reçus indiquent que Jean-François Ekazama a quitté Mbomao, un grand village situé dans la province voisine de l’Ogooué-Ivindo.

Comment a t-il pu passer les différents postes de contrôle qui séparent les deux localités ? Visiblement, il avait soigneusement emballé son butin dans un sac de voyage", s’interroge un agent qui a requis l’anonymat.

Toutefois, il a été conduit dans les locaux de la gendarmerie de Mitzic centre pour être entendu. Par la suite, Jean-François Ekazama a été présenté devant le Procureur de la République d’Oyem pour répondre des faits de transport, détention et commercialisation des trophées d’une espèce intégralement protégée.

Il risque jusqu’à six (6) mois de prison pour avoir violé les dispositions des articles 92, 274 et 275 du code forestier.

Une peine malheureusement peu dissuasive, selon les défenseurs de l’environnement, qui constatent que dans des pays voisins et engagés au même titre que le Gabon sur la scène internationale, on inflige plusieurs années et même jusqu’à la peine de mort les auteurs de braconnages et de trafic d’espèces intégralement protégées et menacées de disparition.

CBO/SM/FSS

 

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