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vendredi 13 avril 2018


Un nouveau centre de prise en charge de personnes vivant avec le VIH/SIDA à Libreville



LIBREVILLE, 13 Avril (AGP) – Entité de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), le Centre d’action sociale et sanitaire (CASS) permettra aux patients d’avoir accès à une gratuité des antirétroviraux, au-delà du diagnostic et du bilan pré thérapeutique, a confié à l’AGP, le Dr. Richard Ngonga, chirurgien urologue, directeur de la CASS.

Le nouveau centre de traitement dédié aux personnes vivant avec le virus, offrira une prise en charge médicale et psychosociale assurée par l’équipe médicale. Les malades auront accès aux médicaments et antirétroviraux gratuits.

« Avec l’accueil offert par le centre, la mise à disposition des médicaments nécessaires, le personnel suffisamment outillé et expérimenté, ce serait une bonne offre pour beaucoup de personnes qui viendront vers nous. Nous avons des installations avec des outils modernes de médecine. Il y a une volonté manifeste de pérenniser la qualité des soins au Centre d’action sanitaire et sociale (Centre médicaux) », a déclaré le Dr. Richard Ngonga.

M. Ngonga a rappelé que la création du CASS est un dossier de la CNSS qui date 2014.

« C’est l’Etat qui, par décret, a voulu qu’on ait des hôpitaux et l’assurance maladie des travailleurs. Et c’est sur cette base, pour sécuriser ses travailleurs que la CNSS a fait un fleuron hospitalier. Avec la rétrocession des hôpitaux, on s’est retrouvé dans la situation où le social est imposant ».

Présentant la structure nouvellement créée il a indique que « nous sommes dans la version structure sanitaire légère, nous avons la radiologie, le laboratoire, la cardiologie, ophtalmologie, orl et stomatologie, salle de kiné de massage, la médecine générale, la pédiatrie, la gynécologie, qui fonctionnent », avant de préciser que le CASS ne fait dans l’hospitalisation mais dans « l’hôpital de jour » qui consiste à mettre en conditions jusqu’à à l’après midi les patients qui ont quelques malaises avant de les transférer vers d’autres structures hospitalières ou leurs domiciles.

Aussi, est-il revenu sur les motivations de la création de cette structure et la qualité de l’accueil qui sera réservé aux patients notamment en termes d’anonymat.
« Les patients se sont déjà manifestés, on les reçoit depuis. D’où la main tendue, parce qu’on savait que notre infectiologue faisait déjà des vacations au CHUL où il y a un CTA. On avait remarqué que les malades préféraient venir ici parce qu’ils étaient plus facilement reconnu là-bas. On a jugé bon de la fondre dans le pool, et quand les patients viennent, ils sont considérés comme ‘’monsieur tout le monde’’, personne ne sait qu’ils viennent vers l’infectiologue. Aussi, les généralistes pourront les prendre en charge parce qu’ils ont été formé durant un atelier », a-t-il affirmé.

Il a également relevé que l’une des motivations de la mise en place du CASS résulte de la volonté de la CNSS à mettre en valeur la ressource humaine dont elle dispose.
« On a des gens qui ont une formation, tous, doctorat à la médecine qui sont des spécialistes. Il fallait qu’on redéploye notre ressource, mais comme nous sommes dans la formule des structures légères, cela devait s’organiser dans le cadre de nos structures. C’est pour ça que nous estimons qu’avec des infectiologues, avec un laboratoire, on peut réellement prendre en charge les patients séropositifs », a-t-il déclaré.

« Nous même nous avons spontanément manifesté la volonté de prendre en charge cette catégorie de personnes, mais on a demandé qu’il y ait un accompagnement par le Programme National de Lutte contre les Infections Sexuellement Transmissibles (PNLS) qui était assermenté sur le territoire. Nous nous sommes réjouit de leur réponse et ils nous ont cité les conditions, notamment qu’on ait un laboratoire qui réponde pour faire des tests rapides du VIH, dès qu’on vous déclare séropositif il faut faire un bilan pré thérapeutique et qu’on ait au moins un appareil à CD4 pour savoir si le niveau de vos cellules de défense à baissé ou est resté intact. Nous, les acteurs de santé, on a présenté toute cette kyrielle de paramètre à la tutelle de la CNSS qui a examiné et on leur a montré qu’il y avait des compétences pour accompagner le projet. Avec l’appui du Directeur général de la CNSS, Dr. Nicole Assélé, cela s’est fait rapidement », a-t-il conclu

CBO /SN

 

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