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GABON MATIN BIENTÔT DE RETOUR DANS LES KIOSQUES. *** GABON MATIN BIENTÔT DE RETOUR DANS LES KIOSQUES *** GABON MATIN BIENTÔT DE RETOUR DANS LES KIOSQUES

 

jeudi 12 avril 2018


Reports législatives 2018 : l’opposition soupçonne une tentative de manipulation



LIBREVILLE, 12 Avril (AGP) - L’opposition gabonaise, regroupée au sein d’une Coalition de 41 partis politiques, a dénoncé, ce jeudi dans une déclaration à Libreville, les reports successifs de l’organisation des élections législatives, prévues se tenir depuis décembre 2016.

Alors que les délais constitutionnels annonçaient pour le 28 avril la tenue du scrutin législatif au Gabon, et que l’entité en charge de son organisation, le Centre gabonais des élections (CGE), n’est pas encore mise en place et encore moins une liste électorale révisée, une Coalition de 41 partis de l’opposition s’est insurgée contre ce qu’elle a appelé « tentative de manipulation » orchestrée par le gouvernement qui, selon elle, peine à mettre en place des institutions crédibles et légitimes.

« Il parait donc clair que nous sommes à nouveau placés devant une énième tentative de manipulation visant à créer la confusion », a accusé Guy Nzouba Ndama, président du parti ‘’Les démocrates’’ et porte-voix de la Coalition pour la circonstance.

Bien plus, la Coalition des 41 partis de l’opposition perçoit une entourloupe de plus du gouvernement quant à la désignation des mandataires devant siéger au sein du comité ad hoc et du collège spécial, instances du Centre gabonais des élections (CGE).

Alors qu’une liste harmonisée des mandataires au sein de ces instances avait été déposée par les 41 partis de l’opposition au ministère de l’Intérieur, une liste concurrente de 3 partis de l’opposition, agissant en marge des activités de cette Coalition, a également déposée la sienne. Une équation handicapante pour l’opposition appelée, comme la majorité, à présenter une liste unanime de mandataires.

« L’opposition dénonce et condamne fermement les manœuvres dilatoires orchestrées par le gouvernement, dans le dessein inavoué de tronquer la représentation de l’opposition, en vue de créer une majorité factice au bénéfice du pouvoir en place, pour l’élection du futur président de CGE », s’est indigné Nzouba Ndama.

Pour lui, il n’y a pas de doutes, le retard à l’allumage observé dans la mise en place du CGE est sciemment entretenu par le gouvernement. De même que le renouvellement annuel de la liste électorale en prélude à chaque élection qui n’est pas effective depuis deux ans.

Guy Nzouba Ndama a pris à témoin l’opinion nationale et internationale sur cette exigence du gouvernement de tenir les délais pour l’organisation des élections législatives et la mise en place du CGE.

AMM/FSS

 

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