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jeudi 15 mars 2018


Gabon/Procès Blaise Wada : les témoins attendus à la barre le 20 mars prochain



LIBREVILLE, 15 Mars (AGP) - Soupçonné de détournement de deniers publics, et en détention préventive, depuis janvier 2017, Blaise Wada est le premier gabonais à comparaître à la Cour criminelle spéciale, chargée de juger les auteurs de malversations financières.

Plusieurs mois après la mise en place de la Cour criminelle spéciale chargée de juger les auteurs de détournements des deniers publics, Monsieur Blaise Wada a ouvert les hostilités, ce jeudi matin au Tribunal de première instance de Libreville.

Ancien coordonnateur général de l’Unité de coordination des études et des travaux (Ucet), un programme d’assainissement de la capitale gabonaise, Blaise Wada est accusé d’avoir détourné la somme de 1.765.500.000 F CFA.

‘’Je vous ai dit que vous encourez la perpétuité si les faits qui vous sont reprochés sont avérés’’, a déclaré le président de séance, Mme Akolli Paulette, née Ayo Mba.

En effet, d’après le ministère public, la somme détournée par Blaise Wada, aurait été soustraite des fonds que les bailleurs de fonds avaient octroyés à l’État gabonais via l’Ucet, pour la réalisation de certaines infrastructures.

Entendu à la barre et sommé du justifier la destination de cet argent octroyé, Blaise Wada s’est dit surpris d’être accusé de détournement de fonds.

‘’Je tombe de nue, car il est impossible de détourner l’argent octroyé par les bailleurs fonds à cause des procédures. Nous avons eu six missions de supervision, une table ronde avec les bailleurs de fonds, deux audits qui ont adressé le quitus de bonne gestion’’, a expliqué l’accusé à la barre.

Poursuivant ses explications, Blaise Wada a tenté de justifier, d’expliquer les dépenses relatives au différents montants qui lui ont été attribués. Selon lui, cet argent aurait été dépensé pour le financement des projets, les indemnités des salaires, les dépenses reliées aux fonctionnements, les acquisitions, et bien d’autres.

Les avocats de l’accusé, pour leur part, ont ténu à signifier que la partie adverse, c’est-à-dire le ministère public, n’a pas versé suffisamment d’éléments au dossier, à même de témoigner de la culpabilité du prévenu.

‘’Notre client est pour l’instant condamné de rien du tout, il est plutôt en détention préventive. Le problème c’est de savoir s’il a réalisé les faits qui lui sont reprochés ou pas. Et jusqu’à présent nous attendons que la partie adverse apporte les preuves qui inculpent notre client’’, a indiqué l’un des avocats du mis en cause.

Le procès qui a été suspendu, se poursuivra le 20 mars prochain. Il sera marqué par les auditions des différents témoins et autres personnes susceptibles d’être mêlées à cette affaire.

Pour rappel, arrêté dans le cadre de l’opération ‘’Mamba’’ lancée il y a environ un an, pour traquer les hauts fonctionnaires de l’État, auteurs de détournements de deniers publics, Blaise Wada est le premier à passer à la barre. Bien d’autres personnalités emboiteront le pas, notamment les anciens ministres dont Magloire Ngambia, Étienne Dieudonné Ngoubou, ainsi que Paul Mapessi, Grégoire Bayima, Landry Patrick Oyaya, Léon Ndong Nteme. Ces procès se dérouleront tous les deux mois.

ZSO/JRB/SM/FSS

 

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