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jeudi 8 février 2018


Journée économique : le secteur privé invité à booster l’économie nationale



LIBREVILLE, 7 Février (AGP) - La journée économique 2018, organisée mercredi à Libreville, par le ministère de l’Economie, de la Prospective et du développement durable, a été l’occasion pour les autorités d’inviter les acteurs du secteur privé, à jouer pleinement leurs rôles de dopeurs du tissu économique.

« Le gouvernement, en initiant des reformes avec l’appui des partenaires au développement visant la confiance nécessaire pour accélérer la croissance, attend du secteur privé qu’il joue pleinement son rôle », a déclaré le ministre de l’Economie, Régis Immongault.

Un rôle qui doit se traduire, selon ce dernier, par une augmentation des efforts d’investissements ; une limitation des demandes d’exonérations, un arrêt des transferts de fonds à l’étranger non causés, ainsi qu’une amélioration du financement de l’économie par le système bancaire.

Ces réformes mises en œuvre dans un contexte de crise économique et financière, visant à amélioration de l’environnement des affaires, concernent, entre autres, le perfectionnement du cadre fiscal et réglementaire pour les entreprises ; la mise en place d’un programme pour améliorer l’employabilité des jeunes avec le soutien de la Banque africaine de développement ( Bad), ainsi que des efforts d’apurement de la dette domestique.

Cette amélioration du cadre fiscal et réglementaire pour les entreprises prévoit, le renforcement du dialogue public-privé au sein du Haut-conseil pour l’investissement et la mise en place du guichet unique avec pour objectif de consolider la célérité dans la création des entreprises.

S’agissant de l’employabilité des jeunes, les reformes sur la formation ont été nécessaires afin de faire naître une plus grande main d’œuvre qualifiée et de résoudre le problème du chômage des jeunes. De même, les exonérations des charges patronales dès la première embauche afin de favoriser l’emploi, sont autant de solutions proposées par les autorités gabonaises.

Pour y parvenir le gouvernement gabonais compte sur les perspectives macroéconomiques internationales qui, selon les experts, pourraient s’améliorer en 2018. En effet, la reprise de la croissance mondiale devrait stimuler considérablement le commerce international, ce qui devrait constituer un moteur de croissance supplémentaire pour le Gabon, ainsi que le déclarait le ministre de l’Economie. « La mise en œuvre des réformes macroéconomiques et la promotion de la diversification des bases productivités soutiendraient les perspectives optimistes et de l’activité économiques ».

Des propos soutenus par le directeur général de l’Economie et de la politique fiscale, Jean Baptiste Allini.

Ce dernier a en effet expliqué que le Gabon a observé une nette amélioration des cours des principales matières exportées en 2017, notamment une hausse du prix du brent (+24,2%), une augmentation du prix de manganèse(+40.0%) ; une amélioration du prix de l’huile de palme (+0.1%) et un recul du prix du Bois transformé (-5.7%).

Représentant les opérateurs économiques, le Président de la confédération du patronat gabonais, Bâ Oumar, a, quant à lui, rappelé la volonté du secteur privé à accompagner l’Etat à maintenir cette dynamique économique et de la poursuivre. Toutefois, il souhaite le respect du programme structurel énoncé par lesdites autorités, en l’occurrence le volet épurement de la dette.

« Avec la crise, les recettes de l’Etat se sont effondrées de plus de 40% , entrainant ainsi l’accumulation progressive d’important impayés de l’Etat concernant aussi bien les remboursement de crédits TVA le paiement des instances au Trésor, le respect des échéances des dettes conventionnées, que l’apparition d’une nouvelle catégorie de dette, celles dites invisibles des démembrement de l’Etat (Agence, collectivités locales et autres), qui faute d’approvisionnement régulier du Trésor public, ont continué à consommer des biens et services qu’elles ne pouvaient plus payer. »

ERAM/FSS

 

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